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 Akama J. Karei

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Akama J.KareiMessages : 3
Date d'inscription : 13/09/2014
Age : 28

Fiche ninja
Rang - Niveau: S - 31
Expérience:
0/400  (0/400)
Informations ninja:
avatar
Ninja d'élite de Kiri
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Sam 13 Sep - 12:04

Présentation   de    Prénom    Nom




Informations
▌Nom : Akama
▌Prénom : Junan Karei
▌Surnom : Impératrice Givrée

▌Âge : 24 ans
▌Sexe : Féminin

▌Lieu de naissance : Kiri
▌Village : Kiri
▌Grade et niveau : A vous de voir
Psychologie


Un regard.... une brume sentimentale qui laisse émaner les plus pures et délicats effluves de l'âme. Une lueur, un éclat magique dont la folie sacrée laisse transpirer les plus folles envies, les sentiments les plus beaux et pures. Tout comme les ombres, la malfaisance innée d'un esprit corrompu, d'un corps brisé, d'un amour sordide... D'une folie inhumaine. On dit souvent que c'est cette lumière, reflet de l'âme, qui permet de juger la valeur d'un homme. C'est une douce pensée, presque utopique, mais pourtant si véritable. Que dis-tu petit être, toi qui es vautré dans ta propre souillure, tremblant de la tête aux pieds, vomissant tout ton sang, tout ton courage... Pour implorer ma grâce ? Folle ? Moi ? Sache que tout homme est fou de naissance, n’appartient qu'aux plus éhontés de dompter leur folie pour en faire une force, une puissance, et s'accaparer une identité propre. Pourquoi me regardes-tu donc ainsi ? Je ne suis pas un monstre, tu sais... Je vois la terreur dans tes yeux, la peur, la haine, la colère, mais surtout... de l'impuissance.

Bien triste est de voir ceux qui, incapable de se battre, se voient obligés de se traîner corps et âme dans la boue, la merde, le sang. Toi qui me regardes de si bas, laîche moi les bottes... Oui, brave chien, peut-être daignerais-je te laisser la vie sauve si tu m'arraches de ta langue répugnante, toute la boue accrochée à mes chausses. Quel est ce regard ? Tu oses poser tes yeux dans les miens... Essaierais-tu de me jauger ? Vas-y parle cafard.... Ainsi donc, tu me vois comme une folle cruelle, violente et perfide, sadique et brutale ? Tu veux savoir petit homme ? Je te donne tout à fait raison... Ce monde, cet univers tout entier, le cosmos dans son intégralité est régit par une règle unique qui a permis aux espèces dominantes d'évoluer et de prendre possession du pouvoir... La loi du plus fort. Et tu sais quoi mon vilain petit canard ? J'excelle dans ce domaine. Toutefois, je ne me bat pas pour cette simple règle. Aaahh... Ce que j'aime dans le combat ? Oui... Il est tellement bon de combattre, de sentir la chaleur inhumaine, la violence crasse monter en sois tel un puissant effluve alcoolique qui enivre tout entier mon corps et mon esprit ! La folie de la bataille, il n'y a rien qui ne soit plus attirant, plus sensationnel, qui ne me fasse plus sentir vivante que cela !

Folie tu dis encore ? Pourquoi donc ? Est-ce donc si mal d'aimer vivre pour la rixe, pour croiser le fer ? Pour le goût du sang carmin brillant tel un rubis sur le sable chaud ? Sentir cette odeur ferreuse, ce parfum de mort, de chaire calcinée qui s'ensuit une terrible confrontation ? J'aime me battre pour toutes ces belles choses et la poésie macabre qu'elles m'inspirent, mais aussi pour le fait que, puissant parmi les puissants, j'aime écraser les autres et m'imposer, tout simplement. Meurtrière ? Houla ma pauvre victime, tu es bien loin du compte. Je ne tue pas pour le plaisir de tuer. J'ôte la vie, oui, pour faire l'exemple. Je serais capable de massacrer toute une cité si il le fallait afin de calmer les ardeurs d'adversaires un peu trop présomptueux, mais je sais être généreuse... Je laisserais au moins quelques survivants pour qu'ils gravent en eux cette peur, cette violence, cette puissance qui émane de moi... Mais surtout, pour qu'ils attisent tel un feu ardent, la haine qu'ils éprouveront envers moi, afin qu'un jour, je les rencontre de nouveau. Et, alors, qu'un nouveau duel commence, répétant ainsi un cycle de haine et de guerre qui est tout à mon avantage ! Un jeu, un jeu perfide, cruel, mais une comédie grotesque qui me permet entretenir ma passion du carnage et du combat.

*Craquement*. Quoi ? Pourquoi pleures-tu petit homme ? As-tu mal ? Vas-y... Dis-moi donc ce que tu ressens, décris-moi tout dans les plus amples détails, du simple moment où tu sens un poids écraser ton bras jusqu'à celui où ton os craque et éclate tel un vulgaire article de porcelaine ! Détaille donc tout mon gros pourceau, ma petite victime, mon jouet rien qu'à moi. Comment ? Ah... Oui, je ne ressens pas la douleur, du moins je ne l'ai jamais ressentie. Il faut dire que je n'ai jamais trouvé de réels adversaires ayant pu me faire goûter à mon propre sang, et encore moins ayant pu me faire vraiment vivre l'enfer de la souffrance et de la peur. Oui, j'en ai pris des coups, peut-être même certains particulièrement violent, mais je n'ai jamais pris cela comme de la douleur, mais plus comme du plaisir. Une folle exaltation de mon être qui me donnait d'autant plus envie de me plonger à cœur ouvert dans le feu qui me consume pour me laisser engouffrer par la flamme de la passion.

Les hommes ne sont que des jouets pour moi, des pantins de chair et de sang que j'aime briser autant physiquement que mentalement. Les faibles n'ont pas leur place en ce monde, et si incapable soient-ils, ils ne peuvent survivre, ils ne peuvent être d'aucunes utilité... et n'ont donc le choix d'être brisé. C'est pourquoi je ne me prive jamais de jouer avec eux, afin de tester et essayer plein de petites choses que le commun des mortels trouve répugnantes, insultantes, dégradantes. Je suis une femme d'expérience que l'ont dit être le volcan de la souffrance, de la cruauté. Un être hérétique, inhumain, une bête vile et démoniaque. Mais qu'importait ce qu'ils pensaient, tant que je m'amusais . Du fait de ce manque de sentiment vis-à-vis des autres, de ceux qui tombent entre mes griffes, on m'a surnommée l'impératrice givrée. Non seulement à cause de mon tempérament cruel et sans pitié, mais tout bonnement à cause de mes capacités...



Histoire


Depuis le premier jour de la création, il existe diverses choses qui unissent aussi bien les hommes que les animaux et la nature tout entière. Peu importe l’être que nous sommes, nous devons nous battre pour survivre, nous dévorer les uns les autres pour assurer que nous ne soyons pas emporté par la faim, le plus redoutable ennemi de la vie elle-même, nous devions aussi nous abreuver, boire afin de laisser notre corps s’enrichir de ce liquide de vie et de création, et comme tout ce qui avait une vie, nous finissions toujours par retourner à la terre qui nous avait engendrée… Mais tout être que nous sommes, nous mangeons différemment, buvons différemment et mourront tous différemment, il n’y a qu’une seule chose qui nous permettait de tous nous unir sous une seule bannière, nous avions tous reçu le don de vie. Ainsi, moi comme tout être humain en ce bas monde j’avais reçu le don de vie il y a de cela 24 longues années près du village de Mizu no Kuni, ou plus communément appelé village caché de la brume, Kiri. Autrefois, le village de Kiri était craint et possédait la terrible renommée d’être le village ninja le plus sanglant qui soit en ce monde, et ce à tel point que le village de la brume fut tout bonnement renommé le village de la brume sanglante… Gouvernement à la poigne de fer, une entité despotique dirigeait autrefois ce village de combattant ninja et ce afin de former des êtres dont la force serait digne de la réputation qui sied à Kiri. La force du village était telle que nombre d’hommes et femmes prêtaient divers serment d’allégeance au kage afin de rejoindre les forces armées de cet homme cruel et nombreux aussi étaient les enfants à en rejoindre les rangs dans l’espoir d’un jour devenir de grands ninjas du pays sanglant qu’était cette nation. Il était difficile de savoir bien évidemment si la ferveur qui animait les habitants de ce pays était vraie ou si elle n’était stimulée que par la peur qu’inspirait le monstre qui était à la tête de l’armée. Bien que cette époque fusse révolue, certains membres du conseil du village pensaient nécessaire un retour aux sources. Ma famille qui comportait les derniers membres du clan Akama étaient au service du kage, mais aussi de ces hommes cruels et tyranniques qui composaient le conseil, corrompu et cherchant à prendre le pouvoir. Bien que vivant dans un petit village se situant non loin de la grande cité militaire ninja, ma famille était un de ces clans tant craints des habitants du pays de l’eau, ces clans détestés, car possédant d’étranges capacités qui les rendaient hors normes. Toutefois, il était bien difficile d’appeler ceci un clan, car il était de coutume que les membres de celui-ci viennent à périr très jeunes en mission, parfois même avant d’atteindre l’âge adulte, car de par les capacités incroyables qu’ils avaient à leur disposition, à savoir une forte maîtrise d’une affinité nommée le hyoton, la glace, ils étaient bien souvent dépêchés sur des missions à caractère dangereux. Des tâches parfois extrêmement périlleuse qui pouvaient amener les membres du clan Akama à affronter des adversaires bien plus puissant qu’eux. De ce fait, le taux de mortalité était tel qu’à ce jour, il ne restait plus que deux membres de cette famille. Hiragi, un homme d’une quarantaine d’années, ce qui se révélait être un véritable exploit de longévité pour cette famille, un colosse de plus de deux mètres dont la seule présence semblait terroriser tout le voisinage. Cet homme qui était mon père était l’un des anbus les plus redoutés de Kiri, car reconnu comme membre de la garde d’élite du kage et comme ayant des tendances à la violence particulièrement développées. D'après certains, il était dans l'entourage du kage pour que celui-ci puisse ainsi porter un regard sur lui, et brider un de ces membres de clans tant craints. Un monstre dont la simple venue signifiait irrémédiablement que de terribles hurlements allaient bientôt déchirer le silence terrifié qu’il aurait instauré à son arrivée sur les lieux de ses missions d’exécutions… La seconde personne qui restait dans cette famille de guerrier se nommait Kagami, une femme dont l’apparence et l’âge contrastait énormément avec l’homme dont elle se disait l’aimante épouse, car si Hiragi avait la quarantaine, elle n’en avait à son compte que 26, et était d’une taille telle que son visage arrivait à peine aux épaules de son colosse de mari. Aussi rousse que lui avait les cheveux bleus, ils offraient la vision d’un couple uni et solide, lui ninja de renom à la réputation des plus terrible et sordide, elle la femme médecin qui sauvait les vies en tant que ninja de Kiri au contraire de son homme qui les détruisait. Toutefois, on aurait pu croire que l’arrivée d’un bébé dans cette famille allait pouvoir faire monter ce nombre à 3, mais c’était sans penser à la légendaire mortalité qui régnait dans cette terrifiante famille. Ainsi, lorsque je vins au monde, la vie naissante qui m’était offerte éclipsa celle de ma mère qui s’éteignit lentement et douloureusement dans un concert de hurlements que ne pouvais alors saisir et retenir… Je venais de faire ma première victime, ma propre mère en venant simplement au monde. Il était décidément bien étrange de voir à quel point le destin, cette incroyable toile d’argent dans laquelle se mêlaient les vies de tant d’êtres, de tant d’innocences et de démons, tant de chemin et de cœur vibrant à l’unisson, il était dur de constater que ce destin si beau dans son apparence divine pouvait ainsi se révéler être le plus cruel des gardiens. Imposant parfois des épreuves des plus saugrenues ou des plus douloureuses à un simple bébé qui venait de se faire bercer pour la première fois de sa vie par la lumière du saint soleil.

D’un rien nous partons, d’un rien nous vivons, il est parfois si simple de constater que ceci pourrait être une vérité absolue tant la vie peut être parfois simple. Et aimer ainsi nous retirer tout ce qui tend à rendre notre existence agréable. A nous détruire de l’intérieur pour nous priver de ceux que nous aimons, de ce qu’on aime et chérissons, des êtres qui tant essayeront de nous amener à grandir que nous les remercierons bien mal en ne pouvant point à notre tour nous porter garant de leur vie et de les sauver des griffes du terrible roi gouvernant à la mort, le seigneur d’outre tombe qui dans sa veste brumeuse de ténèbres n’existe que pour faucher la vie dans un rugissement de tonnerre. C’est pourquoi nous espérons profiter de tout ce que nous avons autant que possible avant que, dans un rire cruel le destin ne décide de nous en priver à tout jamais. A cette époque, j’étais souvent partagée entre le seul voisin qui ne répugnait pas à l’idée de voir un membre des monstres de Kiri rentrer dans sa maison, et qui se montrait à peu près convenable avec moi, et mon père qui n’était alors à mes côtés qu’une journée par semaine tant son travail de shinobi l’occupait. Mais il semblait que dès qu’il était là, cette façade de démon qui semblait l’entourer tel un mur protecteur s’évanouissait pour devenir celle d’un vrai père aimant envers sa fille, et désireux de me rendre alors digne du clan et digne de notre nom. Dès l’âge de 4 ans, ce même père arrivait à trouver le temps de commencer à m’entraîner un tout petit peu à devenir un vrai ninja, un vrai futur maître du vent, de l’eau et de la glace. Ainsi, alors que j’arrivais vers l’âge de 5 ans, j’appris mon premier suiton, du moins, ce ne fus que ma première utilisation du chakra pour former une petite flaque d'eau ridicule. Ce fut d’ailleurs aussi à cet âge qu'à chaque fois que je trouvais le temps de pouvoir sortir et faire le tour du village, toujours plongée dans la solitude qu’imposait ce nom qui était mien, ou qui me portait à devoir me produire en spectacle dans des bagarres qui m’ennuyaient, ou m’amusaient selon que mon adversaire était un vrai diable capable de me tenir tête, c’était à cet âge que je rencontrais pour la première fois un de mes voisins du clan des Koshi. Bien que ce garçon semblât alors être un petit prince capricieux et parfois bien trop imbu de lui même, ces détails finirent bien vite par s’évanouir tant sa seule présence suffisait à me rendre bien, et heureux. Plus le temps passait toutefois, plus je trouvais mon père distant, froid, et surtout, emplis d’une sorte de tristesse qui semblait bien lourde, bien forte, et qu’enfant stupide que j’étais n’arrivait pas à comprendre. La dure réalité me rattrapa lorsqu’un messager du village de Kiri vint pour m’annoncer à moi, une môme de 5 ans que mon père était mort exécuté pour haute trahison, le motif restant vague, flou même. Enfant que j’étais, la nouvelle ne me parvint même pas dans son intégralité, demandant chaque soir à cette femme qui devenait alors ma pseudo-nouvelle mère quand mon père rentrait, et celle-ci de répondre qu’il était mort et brûlait probablement en enfer pour tous les odieux crimes qu’il avait perpétré au nom du tyrannique chef du conseil, bien qu’il n’était probablement encore que la victime d’une des machinations du conseil. Ce fut à ce moment-là d’ailleurs que mon cœur se rapprocha tant de celui de Nanao, ce garçon des Koshi, car il était le seul à qui je pouvais parler, le seul avec qui je me sentais vivre, petite enfant perdue dans ses songes et sa tristesse. Esseulée dans ce village n’ayant plus que pour seule et tant aimée compagnie que celle d’un ami qui allait devenir bien plus que cela à mes yeux. L’enfant que j’étais devint alors plus précoce qu’il n’aurait dû l’être, s’enfermant dans une forme de sérieux qui n’était guère coutumière chez les enfants de cet âge, le petit être de 5 ans semblait alors en avoir déjà 10 tant ses paroles, sa conduite se révélait être dictée par une forme de sagesse inconnue des hommes de son âge. Et dans cette solitude que je m’imposais, ce fut la préciosité des retrouvailles chaque jour avec lui qui me rendait le plus heureux. Je n’avais que 5 ans, mais je savais déjà ce que je voulais être afin de suivre mon propre père et trouver les raisons de qui c’était alors passé… Je voulais devenir ninja, et c’est ainsi qu’alors que je n’avais que 6 ans, tout deux ensembles, tel des compagnons d’éternité, nous formions la promesse de devenir tous les deux des ninjas, et d’être le meilleur duo qui soit au sein de ce village porté par la paix, mais dont les démons de la haine restaient tapis dans une obscurité tenace.


Il est de coutume que tout être laissant fleurir dans son for intérieur un rêve, un désir, essai toujours de se donner les moyens de réussir là où les autres échouent, quitte à devoir souffrir, hurler, et parfois regretter tant d’obstination pour que la seconde d’après le regret face de nouvelle place la dévorante envie de briller de mille feux. Si la majorité des hommes qui tentaient de se surpasser pour atteindre le rêve d’une vie était de ce genre, pour ma part lorsque je désirais quelque chose, je n’étais pas réellement du genre à me laisser emporter par les regrets et continuais, et cette simple persévérance à vouloir être digne de la renommée de mon clan, me désignait pour devenir un véritable maître de guerre. Et je n’étais pas la seule, car se trouvant à mes côtés, Nanao était lui aussi investie de cette ardeur à grandir, à se voir devenir fort et digne de ce qu’il était, à se surpasser pour atteindre l’art du génie et du pouvoir. Nous étions prédestinés à devenir de grands ninjas qui feraient trembler la nation tout entière, j’en étais sûre et certaine. Bien souvent, nous voyons et ainsi nous unissons dans notre effort afin de devenir plus fort, et surtout supérieurs à tout ces gamins stupides qui dans leur joie folle et innocente se croient devenir de grands ninjas par le simple feu de leur rêve, alors que seule la flamme de la puissance était apte à les guider sur les chemins de la gloire. Je n’avais dès lors que 8 ans lorsque je parvins à maîtriser de façon concrète ce pouvoir, je maîtrisais déjà de façon significative le pouvoir de la glace, le hyoton, le miroir de beauté qui dans son éclat ensorcelant recélait la mort la plus glaciale, ce qui faisait que j’étais d’autant plus remarquée et connue parmi les aspirants ninja du village… Et toujours à mes côtés se dressait mon roi de puissance, l'homme dont la lumière inondait mes jours de solitude d’une auréole de bien être, lui qui se présentant ainsi comme mon partenaire d’entraînement, et nous l’espérions tant, partenaire ninja, un homme dont la force résidait dans l’art du vent, élément doux et unique, doux oui, mais aussi destructeur et ravageur dont le souffle étincelant pouvait balayer les montagnes, dont le souffle diamantin se mariait à la perfection à mes propres capacités, car toujours en duo, nous pouvions ainsi même compter sur la conjugaison de nos pouvoirs qui se mariaient à merveille dans la grâce et la puissance, une grâce et une grandeur qui étaient inhérentes à nos personnes. Même si j’étais à l’époque une aspirante ninja, il ne se passait pas une soirée sans que cette femme qui m’avait recueillie à la mort de mon dernier parent, mon cher père dont je faisais tout pour honorer la mémoire et le nom à travers mes efforts pour reprendre sa position de grand ninja, ou du moins, dont je nourrissais l’envie, il ne se passait pas une soirée sans qu’elle essais de me dissuader de devenir ninja, prétextant qu’il m’arriverait alors la même chose que lui, que je mourrais sans gloire dans une quelconque mission, laissant seulement derrière moi la rumeur d’un être aussi craint de par sa simple existence que tout le reste de sa famille. Il semblait qu’au final, elle avait réellement fini par s’attacher à moi, et même si au fond de moi, j’en ressentais une certaine forme de confort, car j’avais l’impression de retrouver enfin la sensation d’avoir une famille, je ne démordais pas de mon rêve et continuais sur cette voie sans savoir réellement ce qui m’attendrait réellement en tant que ninja, pensant toujours voir les jours défiler comme d’heureux événements, de pouvoir jouir de la vie qui m’était offerte et de ces moments merveilleux en compagnie du seul garçon qui réussissait à prendre une place dans mon cœur ardent, Nanao, et à choyer le rêve qui était mien. Un autre élève du même âge que moi et Nanao s’était vu aussi s’offrir un peu ma divine présence, car je ne le trouvais pas aussi stupide et inintéressant que les autres enfants de notre âge… Il semblait qu’ainsi, c’était ce que nous pourrions appeler le bon vieux temps, car nul n’est censé ignorer que le temps se voit devenir cruel quand il le veut, et peut décider de se pencher sur nous afin de nous ravir ce qui nous appartient, ce que nous aimons et désirons, ce que nous voulons voir à jamais durer.


En effet, alors que nous avions 12 ans vint ce que nous pourrions appeler ainsi la fin de l’innocence… Tout enfant que nous étions encore dans l’âme et dans l’esprit, nous allions être mis face aux maux de notre destin, de la voie que nous avions choisi pour nous-même et notre avenir. Tous autant que nous étions, nous avions en nous une certaine bulle d’appréhension qui grossissait dans notre cœur même, et je serais une bien belle menteuse si moi-même, j’avais osée prétendre le contraire, ce que je fis en effet, sauf envers Nanao à qui j’avais confié ma propre appréhension vis-à-vis de cet événement dont nous connaissions la date… Je me faisais alors distant vis-à-vis de tous, sauf de lui, ce qui me prouva encore une fois qu’au final, il était le seul à qui je tenais vraiment parmi toutes ces personnes que je côtoyais… Sots enfants que nous étions, nous nous imaginions tous les pires et plus difficiles épreuves qui pourraient être, craintes naturelles de par l’importance de la chose, mais nous étions bien tous très loin de l’amère vérité. Cette crainte de l’examen ne m’empêcha toutefois pas de passer toujours plus de temps en compagnie de mon cher compagnon, nous nous aidions encore mutuellement afin de parfaire nos capacités et le contrôle sur nos pouvoirs respectifs, nous nous devions de resplendir tout les deux de mille feux dans nos pouvoirs respectifs, d’être les rois qui deviendraient l’élite suprême de ce village. Et nous avions bien foi en nous, quoi de plus naturel vu que nous étions déjà à cet âge infiniment supérieur aux autres. Et ces entraînements en compagnie de mon roi, de mon prince allaient être tout sauf inutiles… En effet, lorsque vint le jour même de l’examen, nous fûmes divisés en plusieurs groupes, 3 exactement, et amenés sur divers terrains d’entraînement avec à la tête de chaque groupe un chef d’équipe qui se révélait être un membre du conseil en personne, bien que nous l’ignorions complètement, pensant avoir à faire à d’autres professeurs de l’académie ninja en qui nous placions toute la confiance de notre âme d’enfants. Nous ne le saurions jamais mais notre classe avait été choisie par le président du conseil pour être détournée et tenter dans le plus grand secret de reproduire un des examens de l’époque de la brume sanglante, afin de sélectionner de vrais guerriers pour la garde du conseil.… Lorsque nous fûmes ainsi conduits sur le terrain qui serait le théâtre de notre évolution, je regrettais énormément d’être séparée de mon compagnon de tous les jours, mais très rapidement ce sentiment de solitude qui pesait en moi et qui m’isolait de tous les autres dans ce groupe, et ce même si pourtant en faisait partie le seul garçon de l’époque à qui je parlais un tant sois peu, ne faisait que grandir…. Ainsi, d’un grand sourire qui dissimulait la sombre cruauté des humains de ce village, tel un faux père, il nous déclarait les bras grands ouverts que nous allions être tous envoyés à l’abattoir, l’examen serait une boucherie dans laquelle nous devrions tous nous entretuer et dont seul le survivant du groupe serait admis comme genin du village, une disposition qui selon cet homme, était faite afin de permettre à Kiri de ne disposer dans ses rangs que de ninjas dits d’élite. Nous avions alors 10 minutes pour nous préparer à tous nous entretuer… Même si au fond je n’avais de réels liens qu’avec Nanao, il me répugnait de devoir massacrer tous ces enfants avec qui j’avais partagée ma formation de ninja, mais le destin était tel que je ne pouvais m’y opposer, et je me laissais aller à accepter cette ignoble vérité que je jugeais alors comme une épreuve destiner à promouvoir ma grandeur. La seule chose qui m’importait alors était de gagner pour mon orgueil, pour mon statut de membre du clan Akame, et j’espérais plus que tout que mon cher et tendre survivrait à ce carnage de son côté, que nous soyons ainsi encore ensemble. Au bout de 10 minutes au cours desquelles la plupart des aspirants ninjas s’étaient simplement prostrés dans un coin, hurlant et pleurant face à cet événement qui allait probablement signer leur mort et celle de ceux qu’ils aimaient, et où d’autres s’étaient sombrement résolus au pire, nous fûmes tous séparés et traînés dans des parties différentes du terrain d’entraînement, afin de nous obliger de partir à la recherche des autres, nous retrouvant ainsi dans la vraie situation d’un combat de ninja au cours des missions… Avant que cela soit fait, le sensei qui allait être l’arbitre d’un massacre sans nom, témoin monstrueux d’une des horreurs que l’imagination sordide des hommes les plus cruels pouvait faire, et imposer à ses semblables, le sensei nous expliqua que lorsque le coup de sifflet serait donné, la bataille commencerait alors, et que ce ne serait que lorsque le second coup de sifflet retentirait que l’ultime survivant saurait alors qu’il venait d’abattre le dernier participant qui restait… La répartition dans les différentes sections du terrain dura un certain temps, car la raclure qui allait servir d’arbitre prenait un malin plaisir à faire durer la souffrance interminable de ces enfants qui étaient condamnés à être traînés en enfer pour un simple examen, s’amusant du désespoir qui se peignait sur la majorité des visages… Le mien était protégé par une espèce de cape noire dans laquelle je m’étais entièrement vêtue, un héritage de mon père qui s’avérait être encore assez grand pour mon âge… Pour ma part, je fus placée dans une petite clairière d’herbes sèches, dans un endroit situé quasiment à l’extrémité nord du grand terrain qui allait bientôt être nimbé de sang et des cris stridents de la mort. Lorsqu’après ce qui semblait être alors une attente interminable, un souffle monstrueux qui ponctuait le silence pesant de l’appréhension, un souffle perpétré par le vent qui semblait tenter de nous murmurer des mots de réconforts, mais qui ne parvenaient au final qu’à nous imposer une peur qui doublait de violence en nous, et qui réussit même à laisser pointer une certaine crainte en moi, ce qui m’avait alors étonnée, un coup de sifflet retentit enfin, déchirant le silence et le vent lui-même qui sembla alors même disparaître pour n’être remplacé que par la furie d’une âme désireuse d’être celle qui écraserait les autres pour sa propre survie. Bizarrement ce qui aurait dû être le son strident d’une peur encore plus grande fut pour moi un doux son, je me sentais même excitée par l’attrait de ce combat qui allait se révéler au final intéressant, même si aucun de ces gamins n’était alors digne de moi, tous réunis dans ce grand jeu de massacre serait un tout autre défi, et je me plaisais à l’idée de cueillir ce défi qui m’était imposé dans toute sa beauté. C’était l’excitation du combat. Mais je n’aurais alors jamais imaginé que cette folle excitation finirait par être la lame qui déchirerait le fin fond de mon esprit.



Comment décrire une telle chose, une telle bataille, une telle épreuve où ce que nous devions affronter était les êtres qui avaient fait tant partit de notre commun, de notre enseignement, de notre évolution en tant qu’élèves. Ceux qui avaient partagé nos épreuves et nos recherches dans l’art de grandir et de devenir un ninja. Ceux que l’on nous avait appris à devoir protéger car la survie de l’équipe était ce qui permettait à notre village de devenir plus fort, et à nos missions d’être des succès. Comment parler d’une bataille où le but n’était pas la réussite d’une mission ou la survie du groupe comme on nous l’avait toujours enseigné, mais simplement la survie de sa propre personne ne massacrant que ceux qui auraient dû faire partie de ces équipes qui étaient symbole d’avenir à nos yeux d’enfants perdus. N’y-a-t-il rien de plus chaotique que les hurlements d’âmes en peine transcendant leur propre être pour tenter contre toute violence et folie de survivre au milieu d'un raz-de-marée de rage innommable, des enfants perdus dans le tourbillon sanglant d’une perdition qui semblait trouver sa place dans les plus hautes sphères même du village qui se répercutait ainsi jusque dans les plus petits maillons de ce village guerrier qui venait de nous prouver à tous et à toutes que la brume sanglante n’était point un nom enterré, mais une réputation qui était bien plus que réelle. Celle-ci prenait forme vivante sous nos yeux. L’excitation stupide de pouvoir se livrer à un petit exercice qui allait peut-être nous permettre de devenir la nouvelle génération de ninjas du village faisait alors place à la terreur insipide et lancinante d’une mort proche où il fallait coûte que coûte tuer et massacrer les autres pour espérer ne serait-ce que gagner sa propre survie, et son rang de ninja… Mais parmi ce groupe de gamins dont la vie aurait du sourire et offrir la promesse d’un avenir radieux, mais dont le simple feu de la vie et de l’amour semblait s’être détourné d’eux pour laisser apparaître la face sanglante d’un démon qui devait se repaître des souffrances ignobles du genre humain, parmi ces enfants pétris de terreur et de haine s’en trouver une qui n’était captivée que par l’attrait de la bataille, l’envie de se surpasser et de s’ériger au-dessus des autres pour prouver qu’elle était bien digne de son nom et du titre de sa propre famille. Cette enfant qui semblait se pavaner dans une robe brumeuse, répandant une insoutenable odeur de sang sur son passage dans un balai rougeoyant des flammes de l’amertume et du désespoir semé dans un champ de mort et de discordante complainte qui reflétait l’horreur de la scène, c’était moi. Si j’avais pris la très nette habitude d’aimer ce qui me permettait de prouver aux yeux de tous la force qui me caractérisait, ma supériorité écrasante face aux communs des hommes, je n’avais en général daigner montrer ceci que sous une règle bien stricte que j’avais tenu à appliquer afin de ne pas m’embourber de façon perpétuelle dans des luttes inutiles et ingrates envers ma personne. Mais ce combat si terrible qui me permettait d’affronter le premier et plus terrible de mes challenges laissait sortir de moi une sorte d’effluve bouillonnante de malfaisance et un goût innommable pour la marque ensanglanté que je laissais traîner derrière moi à chacun de mes combats, à chacune de mes victoires. Je sentais bouillir en moi l’amour de la destruction, je jouissais littéralement devant la souffrance que je semais sur mon passage, et même si je répugnais même à ce moment-là à l’admettre, il me fallait faire le sordide aveu que j’aimais ce carnage que je perpétrais. Une flamme s’éveillait en moi et semblait prendre le pas sur ma propre conscience, me murmurant de toujours plus semer la mort et le sang, de massacrer toujours et encore ceux qui tentaient vainement de me survivre, et de me servir de leurs corps comme de simples jouets cassés. Je ne le sentais pas réellement, mais cette noblesse froide et impassible qui semblait être ma marque de fabrique afin de laisser pleinement les vers indigne de moi s’agiter à mes pieds sans que je ne me laisse aller à les détruire, car la vue de ces gluants asticots me répugnait, ceci semblait s’évaporer, semblait brûler dans ce feu qui était mien pour ne faire place qu’a une sordide et cruelle envie de sang, de mort, de cruauté où je pouvais me laisser aller à faire exploser toute ma frustration, toute ma rage, toutes mes envies. Ma conscience semblait se dissiper dans le feu de ma propre perdition, me poussant à combattre encore et encore, je me sentais vivre d’une façon telle que cela semblait devenir une drogue innommable qui corrompait mon propre cerveau… J’avais dès lors perdu toute notion de temps, ne me laissant porter que par les vagues de la mort et de la chaleur de mon feu, laissant le souffle putride de la haine et du désespoir m’accompagner comme un chant doux et puissant à mes oreilles, ma raison elle-même était dès lors complètement dévorée, il ne restait plus que moi et ceux à combattre. Le combat était l’art de prouver sa force, sa supériorité, l’amour d’une vie qui se matérialisait violemment face à moi. Il n’y avait plus rien, juste l’appel de la bataille, le prochain ennemi à abattre, il était parfois amusant de voir à quel point l’esprit de ceux se voulant les plus forts pouvait se briser d’un seul coup sans savoir comment, d’une façon parfois aussi étrange, pour sombrer dans une sombre et hérétique frénésie. Alors que j’étais dans cet état, laissant les flammes de ma folie danser autour de moi comme le manteau d’une maléfique parure, il semblait que mon ultime adversaire vu le seul de ces gamins envers lequel je m’étais intéressée mis à part mon doux et tendre, et il semblait que ce soit mon ultime folie… Qu’y avait-il de pire que de voir un enfant s’exciter de la sorte sur le corps déjà mort d’un autre gamin de son âge en exultant de bonheur alors que le coup de sifflet final de la bataille, de l’examen avait sonné la fin de cette triste cacophonie, prenant plaisir à continuer encore et encore à souiller, mutiler un simple cadavre… La dernière image qui restera de cette épreuve sera celle de ces pseudo professeurs qui tenteront presque en vain de calmer la furie de cette gamine qui ne semblait pas vouloir s’arrêter, et se jetait sur eux en laissant exploser une joie des plus vicieuses… Le réveil serait dur, car la seule image qui s’incrusterait alors dans mes yeux serait celle d’une chambre capitonnée d’une blancheur éclatante… En effet, lorsque je repris finalement mes esprits, j’étais internée dans le célèbre hôpital extérieur au village qui contenait les cas les plus violents et potentiellement dangereux du village… Quel sombre avenir était le mien, encore rongée par ces envies de meurtres, et des phases de conscience durant lesquelles je me demandais ce qui m’attendait à présent. Un rire presque malsain, inhumain m’animait alors, j’exultais de bonheur.


Avez-vous déjà eu l’impression de voir le temps s’écouler au ralenti à tel point que plus rien ne semble se dérouler, à tel point que ce même temps semble s’être figé dans une grotesque esquisse de plaque de glace qui prend un plaisir sadique à vous faire miroiter le reflet de vote déchéance en refusant obstinément de vous libérer des griffes de sa terrible sentence ? C’était la sensation qui éprouvait alors mon petit cœur d’enfant meurtrie par la sombre décadence d’une folie qui avec un certain recul semblait n’être qu’un blasphème honteux envers sa propre personne et envers tout le reste même. Je n’avais pour seule compagnie que le bourdonnement incessant d’une mouche ou d’autres insectes volant qui venaient alors se glisser par les barreaux de ma cellule d’isolement, et ce tous les 15 du mois. Ainsi j’étais pour la plupart du temps simplement recluse dans un silence des plus pesants ou le tambour du temps se faisait de plus en plus puissant et redoutable à mes oreilles… J’étais perdue dans un néant qui n’avait pour seule distraction les moments où ma raison se laissait aller à de violents accès de terreur, de colère, de haine, voir même de folie meurtrière, et la seule chose qui m’empêchait alors de tenter de tout ravager sous le poids cruel de ma folie vengeresse était cette camisole et cette espèce de fuuinjutsu qui m’empêchaient respectivement de bouger et d’utiliser du chakra ou ma force pure. L’enfer est une de ces notions que la conscience humaine avait inventée afin de justifier ses craintes face aux ténèbres de sa propre âme, et de mettre une figure, un nom sur ses propres souffrances, mais l’enfer était imaginaire ou impossible à imaginer tant que celui-ci n’avait pas décidé de se présenter à vous sous une telle ou telle forme. Ce que je vivais alors était probablement une des nombreuses formes que pouvait prendre l’enfer sur terre. C’était le monde du silence, le monde de la solitude, seule avec moi-même, seule avec ma folie qui s’imprégnait de plus en plus profondément en moi. Cette solitude finit par devenir un plaisir, mais aussi une véritable terreur lorsqu’elle était rompue, sentant pointer en moi une peur et des accès de rage difficilement contrôlable lorsque médecins ou gardes m’approchaient, et le seul qui daignait braver cette colère, cette peur, c’était Nanao. C’était la seule visite à laquelle j’avais droit de temps en temps, sans compter les quelques médecins qui venaient à ma rencontre pour juger de mon état, des progrès de traitements inefficaces et de thérapies des plus sordides. Je ne retenais jamais leurs noms ou visage car aucun d’eux ne m’intéressait vraiment, et ce terrible manège dura ainsi pendant dix longues années durant lesquelles je serai condamnée à subir en alternance folie et rage, avec pour seul plaisir le droit d’imaginer quels traitements réserver à ces idiots. La délivrance ne vint qu’alors que j’avais atteint ma vingt-deuxième année d’existence, une délivrance qui pouvait être qualifiée de totale si on pouvait le dire ainsi…


En effet, un soir qui était comme les autres dans ce perpétuel cycle de solitude, plusieurs explosions retentirent dans le bâtiment de haute sécurité dans lequel j’étais enfermée tant de longues années… Ce son à mes oreilles résonna comme un puissant chant qui troubla ce silence. Une explosion plus forte que d’autres fit voler en éclats un des murs de ma cellule, un souffle puissant qui fit suivi d’un cri de surprise de ma part… Lorsque le nuage de poussière soulevé par l’explosion se fut dissipé, je me redressais tant bien que mal et sortais pour la première fois de cette prison qui était la mienne depuis tant d’années que j’avais l’impression alors de pouvoir aller redécouvrir le monde tel qu’il l’était réellement. Mais je n’aurais jamais imaginée pouvoir le redécouvrir dans une nouvelle ode sanglante, car gravats, murs et sols n’étaient que rougeoiement, des flammes avides léchaient les murs et une forte odeur de cadavre, de chaire brûlée venait flatter mes narines de façon cruelle, stimulant d’autant plus ma propre folie et l’exhortant de ressurgir. Je sentais mon cœur s’accélérer à un point tel qu’il allait probablement exploser dans ma cage thoracique au fur et à mesure que je découvrais de nouveaux corps, commençant à regretter presque ma chambre capitonnée. Puis, une ombre, et un choc sourd dans mon cerveau, un hurlement, la rage semblait reprendre le dessus et je chargeais au bas d’un escalier la seule forme qui semblait encore se tenir debout au milieu de cet océan de mort. C’est là que tout bascula une seconde fois… Lorsque je rouvris les yeux, ce fut en effet un nouveau monde qui s’ouvrait à moi, mais pas exactement celui auquel je m’attendais… Se tenant face à moi, cet homme qui si souvent m'avait épaulée, Nanao, m'avait tendu la main, m'avait soutenu. Que dit-il déjà ? Qu'il était venu me sortir de cet endroit sous l'emprise des membres du conseil ? Le remerciement, lorsqu'il m'eut détachée, ne fut guère à la hauteur des choses. A peine eu-je le temps de me relever, que je l'avais poignardé avec un bout de ferraille passé sous la main. Me penchant dès lors sur lui, je lui murmurais que je ne pouvais laisser vivre quelqu'un capable de me rendre faible, accessible. Sans plus de cérémonies, je l'avais laissé là, pour mort, avançant tel un cadavre ivre de joie au milieu d'une cacophonie crépitante et discordante, tendant la main vers le ciel. Le monde allait enfin me connaître, moi, la puissante, la grande.


Au petit matin, un membre de la brigade des forces spéciales vint me cueillir. Après concertation, et afin que l'affaire soit tue, je fus intégrée à la brigade de la police militaire, dont je finis par devenir la chef et dirigeante absolue 2 années plus tard.



You
▌Pseudo ou Prénom : Mele
▌Comment avez-vous connu SnE ? Pub d'Itachi sur Skype x)
▌Comment trouvez-vous SnE ? Sympathique
▌Quels sont vos projets ? Bonne question x)
▌Quels sont vos disponibilités ? 3/7
▌Y a-t-il un mot de passe dans le règlement ? Non






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Uchiha ItachiMessages : 201
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Dim 14 Sep - 15:12
Bonjour Karei,

Je te souhaite la bienvenue sur Ekisha et te félicite pour la qualité de ta fiche. Celle-ci ayant été déjà évaluée par Orochimaru sur Kahou (Kotori ici) et ne trouvant aucuns arguments en plus que ceux qu'il t'a dit par le passé, je pense que l'on puisse te valider sans ré-évaluer ta fiche forcément.

Si je devais faire un petit commentaire, ça serait que ton personnage fait flipper et que je ne veux pas la rencontrer - et tout ça avec cohérence en plus, chapeau bas. (Oui, oui, c'est Itachi qui dit ça Twisted Evil )

Je ne vais donc pas te faire attendre plus longtemps et te valider en tant que Ninja d'élite de Kiri de niveau 31. Tu as donc 4650 ryos en poche auxquels vont s'ajouter ceux du dé Bonus que je t'octroie pour ta fiche. Si tu avais corrigé ce qu'avait souligné Kotori, tu aurais pu t'en tirer avec deux ou trois dés Bonus.

Tu peux d'ores et déjà te diriger vers ta fiche technique. La section, qui t'était invisible jusque là, est à présent visible dans la catégorie "Mizu no kuni".
Je te souhaite une bonne aventure parmi nous,
Uchiha Itachi, Fondateur de SnE.
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Dim 14 Sep - 15:12
Le membre 'Uchiha Itachi' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Akama J. Karei

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